Naosol, ou un chanteur/gratteux à la voix démentielle et parfois, son pote givré...
Je suis tombée par hasard sur Dailymotion et ça fait maintenant plus de 2 heures que je les écoute. (il est 3h43). Avant d'aller me coucher je tenais à vous montrer ça... ça serait dommage de le louper. J'ai trouvé ce qu'ils faisaient génial donc je vous le poste ici: des reprises surprenantes, des chansons réinventées, réorchestrées (du rock, du rap, du reggae, du funk et j'en passe), un son particulier très reconnaissable et surtout le s du rythme associé au sed l'humour. Je vais essayer de me renseigner pour ir s'ils passent en concert dans le coin ; ça vaut à coup sûr le déplacement.
Trève de blabla, je vous laisse écouter mes préférées...
Si ça c'est pas de la reprise... bref, margot fan fan...
Si comme moi vous aimez...
=> http://www.spidart.com/naosol
=> http://www.dailymotion.com/naosol
J'aimerais bien voir l'album pointer son nez...
Hier soir j'étais dîner avec chez un type que je connais à peine. 24 ans, ex-adepte du Sèvres à qui habituellement, je souriais. Je lui ai parlé pour la première fois lundi soir. J'ai passé une excellente soirée, figurez vous qu'il cuisine à merveille (plus plaisant encore, il ne le sait pas), et qu'il est maniaque. On s'est retrouvés à 7 dans un minuscule studio à manger par terre en écoutant la BO des Blues Brothers.
Et puis vers minuit on, on n'était plus que quatre, avec deux autres habitués du café de notre coeur et on s'est mis à en parler. Notre hôte était scénariste donc je lui ai demande s'il s'inspirait parfois des gens qu'on voyait tous les jours au café pour écrire. Parce qu'on en croise des personnages. Ils forment un univers à part entière. Ce sont des gens qu'on connaît à moitié.
Il y a cette femme qui m'intrigue. Taille mannequin, talons aiguilles, et teint basané. Impressionnante. Elle a 50 ans et en paraît 35. Je ne sais pas si c'est une belle femme. Certes elle plaît mais je pense que son assurance y est pour quelque chose. Lorsqu'elle passe la porte, on sent la température baisser, même en plein été. Elle a toujours une autre femme sur les talons. Maghrébine, de petite taille, crâne rasé, ne montrant strictement aucune marque de féminité. A tel point que je me suis longtemps demandé si ce n'était pas un homme. La première boit, l'autre suit. A tel point que parfois, la première, ayant abusé des bonnes choses, se met en plein milieu de la route en hurlant : "Prenez moi ! Prenez moi !", les yeux révulsés, déclamant celà d'un ton incantatoire. C'est effrayant. N'allez surtout pas dire que j'ai peur de tout.
A côté, et pourtant si loin, il y a un vieil homme d'environ 70 ans qui a ses habitudes (kir cassis, et pourtant, jamais éméché) Il vient tous les jours au café, à la même place. Il me raconte des histoires magnifiques. Cet homme a l'air d'être échappé de la Cage aux folles. Il a travaillé dans une fabrique de plumes pour les spectacles. Il est homosexuel, son ami est mort depuis peu alors ça le rend triste. Je me l'imagine dans sa jeunesse, avec des boa de plumes multicolores autours du cou et le sourire aux lèvres. Aujourd'hui encore il a un sourire magnifique. Cet homme est une crème. Il nous achète toujours des petits macarons au chocolat à la boulagerie d'en face parce qu'il sait que le serveur et moi, on adore ça. Lui, il n'aime pas. Je viens souvent juste pour le voir parce qu'il a l'air seul. Alors quand je suis assise au comptoir avec lui, on chante tous les classiques qui passent sur Nostalgie. C'est un fan de Joe Dassin alors je lui ai promis d'apprendre certaines chansons par coeur pour pouvoir chanter avec lui. J'entends encore sa petite voix aigüe... Hier il m'a dit: "Ma ptite margot, demain tu me verras pas, je suis invité chez mon voisin d'en bas, à dîner avec sa femme". Aujourd'hui je lui ai fait un gateau au chocolat pour qu'il puisse le ramener pour le dessert. J'irai le lui porter cet après midi.
Avant, à ma droite, il y en avait un autre. Je vous en ai déjà parlé de cet écrivain quarantenaire, poète dans l'âme, un peu trop porté sur le demi. Lui, il ne vient plus. C'est dommage qu'on se soit disputés à un tel point. Je n'aurais certainement pas la prétention de dire que s'il ne vient plus, c'est à cause de moi parce que c'est faux. Je préfère m'imaginer que sa vie a changé, qu'il a ses habitudes ailleurs, qu'il a rencontré d'autres filles un peu bizarres à qui il peut parler de son amour pour Beaudelaire, Rousseau et Michel Berger. Qu'est-ce qu'il m'envoyait déjà? Ah oui: "Comme un papillon à une étoile". Cet homme est resté bloqué au temps de Beaudelaire où l'amour n'avait pas d'âge et où les hommes étaient avec des filles encore bien plus jeunes. C'est pour ça que je ne trouve pas ça bizare. Pour moi, son prénom rime avec les odeurs de café et de tabac froid (oui je l'ai connu avant l'interdiction fatale...) C'étaient des lumières tamisées, un bruit de fond, les Fleurs du mal sur le comptoir, un pull marin rayé bleu et blanc, des "on ne dit pas "hein" on dit pardon.", un sourire étrange dévoilant des dents jaunies par le tabac. C'était la seule personne capable de me plonger dans ce que j'appelais un délicieux malaise. Il le savait. Je le croise souvent dans la rue. Lui dire bonjour est un effort surhumain pour moi alors je lui souris. On m'a dit que j'avais un air triste quand je lui souriais.
Il y en a tellement d'autres. Leurs vices me fascinent, que je les voies de près ou de plus loin. Je me nourris de leur manière d'être. Je leur emprunte leurs gestes, leurs expressions, leur manière de parler sans que ce soit perceptible. Ils peuplent mon imaginaire, une part de moi que je suis seule à connaître. Des fois, je me force à me rappeler que je n'ai que 16 ans, que je ne suis qu'une gosse, que j'ai rien à faire là. Tout le monde me le disait. Sandrine, Roger, Alain, un prof en art plastiques, un marin, un jeune, un fleuriste, le fromager... mais il me le disent avec un sourire au coin des lèvres. Après tout, si je ne coule pas? Pourquoi pas...
lootr le 10-03-2008 à 16:00:01 #
ptin c'est bien écrit. je t'encourage à persévérer dans cette prose (!)
tilt le 09-03-2008 à 12:55:55 #
Margot et les cafés, une histoire d'amouuur 
J'admire, parce qu'il faut oser, alelr vers les gens comme ça, s'ouvrir à un tel point qui te fait rencontrer des gens dont tu ne soupçonnais pas l'existence mais qui t'apportes quand même beaucoup...
. =D
Déjà une semaine de vacances pour la zone C. C'est le soir des retours/départs-vers-chamonix, un nouveau brassage, mais des pommés subsistent à Clamart. Qu'importe. Je crois que la gent féminine a déserté la ville. Mon dieu revenez...
Si au moins il faisait beau... Le temps donne plutôt envie de dormir toute la journée en écoutant Saez et en cogitant son quotidien en ado déprimant/dépressif (mais qui culpabilise de l'être). Alors pour me donner l'impression de faire des choses intéressantes je vais petit déjeuner le matin à Montmartre (le réveil à 6 heures, il vous fait vraiment sentir qu'une LONGUE journée s'annonce pour vous), je prépare mon futur voyage en Bolivie/Pérou/Guatemala/Mexique, je fais du porte à porte pour tenter de trouver un job du 15 été au 15 août, je tente de trouver où partir pour les vacances, je dresse mon chien (Cuba arrête de manger ma robe, elle est moche, je sais mais c'est pas une raison...)
Je m'ennuie ici. J'ai des envies de démesure, d'exotisme. C'est vrai, j'en ai assez de m'ennuyer comme ça. Je me sens gâteuse, c'est affligeant.
Je passe mon temps à le perdre.
Je sais que j'en parle tout le temps mais je rêverais de partir en Amérique latine faire un chantier international, ça me tient vraiment à coeur. Pourtant lorsque j'en parle à mes parents, ils me rient au nez : "grandis un peu et on verra".
Justement, je me vois pas grandir en restant ici.
Tine, j'commence à comprendre que t'ai eu envie de lever le camp.
Même à 3 kilomètres d'ici.
wiki le 02-03-2008 à 11:29:30 #
t'inquietes c'est toujours sympa de partir une semaine sur deux. jte souhaite bonne chance pour convaincre ton père de partir.. utilise tout l'art de convaincre que notre chere Madame qu'aime le mot Hybris nous a enseigné.
Et pour répondre à ptiteotaku bah oui c'est difficile à mettre en place comme projet mais j'aimerais partir une première fois juste en tant que participante. De t'façon j'ia pas encore l'âge pour organiser quoique ce soit, puis faut connaître le pays dans lequel on veut monter un projet tandis que mi j'y vais pour découvrir.
donc voili voila... jretourne à mes folles tribulations.
morry le 02-03-2008 à 11:12:33 #
coucou! je suis rentée de mes folles vacances et je suis déprimée come jamais 
à se demander si j'aurais pas mieux fait de rester à Clamart pour ne rien regretter...
Marrant tes envies de partir en Amerique latine, je viens de réussir avec mes frères à convaincre mes parents de partir au Mexique, mon père a même prit des tonnes de brochures. Il me restent à trier tout ça pendant la semaine qui reste.. ça m'occupera l'esprit.
ptiteotaku le 02-03-2008 à 09:00:07 # (site)
j'crois que je comprend plus ou moins tes sentiments mais tu sais il existe des moyens plus simple de "partir" un peu sans partir à l'autre bout de la planète faire un truc gradiose. je comprend ce que tu veux dire par "envie de savoir si tu es capable de souffrir" mais c'est difficile à mettre en place comme projet non?
Moi je suis pas partie si loin, juste interne dans un établissement loin de chez moi pour apprendre le dessin mais c'était un départ symbolique et ça m'a aidé à prendre un nouveau départ "en moi"
édité le 02-03-2008 à 09:01:27
édité le 02-03-2008 à 09:01:52
wiki le 01-03-2008 à 14:03:47 #
j'ai regardé, en amérique latine c'est 18 ans pour la plupart des trucs et 17 parfois. Le fait que ça soit dur j'men fiche un peu c'est aussi une motivation t'sais, genre pour voir si jsuis capable de souffrir un peu ^^ puis apres t'as des tas de chantiers différents, dans la construction, apres dans l'humanitaire, l'aide à la population... Puis jsais que c'est pas la fête mais c'est d'la curiosité et une envie de dépaysement.
fuwa le 01-03-2008 à 12:48:30 #
way fin crois pas non plus les chantiers internationaux c'est la fête hein,, tu fais la même chose pendant tout le séjour, t'as pas beaucoup d'libertés et ça peut très vite t'irriter. Surtout les chantiers en Amérique latine c'est +17 ans =D.
tilt le 29-02-2008 à 22:15:33 # (site)
D'un côté si tu présentes à tes autorités parentales tout une organisation clef-en-main en mode "j'ai tout préparé" pour partir là où je veux, ils pourraient bien te laisser partir... isn't it?
izabel le 29-02-2008 à 22:14:57 #
hé Marg, si t as envie d exotisme vient nous rendre un peu visite pendant tes vacances. Tu peux aussi te trouver un p'tit boulot sur notre île !!
Allez courage et quand on veut on peut ! Alors patience et tu viendra a bout de tes envies.
Good luck ma belle
ZAZ
Clamart agitée par un vent de propagande multi-partiste.
Les municipales approchent ça se sent. Depuis ce matin, je collectionne les tracts, j'assimile les programmes, les arguments anti/pro Sarko. Il faut croire que cette année, encore plus que les précédentes, l'enjeu de la campagne dépasse l'échelle communale. Bien sûr, sur les panneaux d'affichage figurent les titres habituels: "il faut redynamiser la ville", "plus d'infrastructures", "le social dans la commune" mais lorsqu'on parle aux militants du PS, le discours est légèrement différent. On détruit la politique sarkoziste, on commente les derniers propos de notre Président au Salon de l'agriculture. Il y en a même un au fond qui fait du Parisien son étendard, le doigt pointé sur la dernière Interview de François Hollande. Normal. Ma foi j'écoute. Bien que je ne sois pas en âge de voter (au premier abord les gens pensent plus que j'ai 12 ans que 18) ils s'acharnent. Ils parlent parlent, guettant la moindre de mes réactions pendant que culpabilise.
Je ne m'informe pas assez. Une quantité astronomique de jeunes ne sort pas de sa petite bulle pour s'intéresser au reste. C'est pour ça que je ne prends pas le gus devant moi au sérieux. A vue de nez, il a la quarantaine et a hérité des attributs du quarantenaire. Tempes grisonnantes, voix éraillée par la cigarette. Il en tient une à la main. Yeux bleus. Un bel homme. Nous discutons quelques instants. Il parle, parle, la rosette du PS épinglée sur son coeur. Et je suis mal à l'aise. Du mal à me positionner. C'est normal me dira-t-on de ne pas savoir se cerner à 16 ans. Pourtant j'en vois dans le lot des militants des jeunes, motivés. A Paris, je me suis fait aborder cinq ou six fois par la jeunesse communiste (à croire que j'ai une tête de communiste) et je les vois tous avec leur regard qui pétille, leur volonté de changer le monde.
Je trouve ça très effrayant.
Bande de geek du pen spinning.
Craquage proche
Parce que pendant les vacances, la pen spinning mania atteint son paroxysme.
C'est mal.
ariane le 02-03-2008 à 11:17:30 #
alalala c'est vrai qu'on devient facilement addict à ce truc^^ n'empêche je m'entraine grv pdt les vacs
Commentaires
tik le 09-03-2008 à 20:04:12 #
Margot excuse moi, t'es obligée de faire un " jeu ", pour ça, lis mon blog
Baptiste le 07-03-2008 à 11:30:31 #
Yop yop.
J'adore ce que fait ce chanteur guitariste, c'est génial !!!
Préviens moi si ils font un concert.