Tout à l'heure j'avais beau griffoner depuis plus d'une heure, il n'en est ressorti que l'écume des choses. On a d'abord l'impression que les mots que l'on couche sur le papier sont criants de vérité. Ils ne reflètent que l'hypocrite image qu'on se donne au quotidien, aux autres et à soi même. Les écrire c'est leur donner crédit. Cependant il arrive parfois qu'un semblant de sincérité effleure votre plume. Malaise et gêne. Ces rares lignes, vous ne les offrirez pas à autrui, soit par pudeur, soit par pur égoïsme. N'allons pas anéantir en une lecture un jeu d'acteur que nous nous étions donné tant de mal à améliorer dans chaque geste, chaque mot. Ce serait là gâcher un travail de longue haleine. Travail inconscient certes mais travail tout de même.
C'est le moment où nous sommes bien forcés de constater que le travail d'auteur nécessite une certaine impudeur. A moins que ce ne soit une imparable authenticité. Ne pouvant prétendre ni à l'une ni à l'autre, j'en conclus sans surprise que le plus souvent ma plume suinte le mensonge.
Bonne lecture.
Commentaires
bobz le 29-10-2008 à 12:44:51 #
ça s'voyait mais c'était cool quand même
N le 29-10-2008 à 10:34:43 # (site)
j'ai bien fait de me lever :|